Bernadette Soubirous

et Mère Agnès de Langeac

 

 

 


Introduction

Il semble que la distance soit grande entre ces deux figures de sainteté tant la seconde passe pour une grande mystique avec beaucoup de visions, d'extases, aimant et recherchant la souffrance, les mortifications, ayant de nombreux combats avec le démon etc...
Il est vrai qu'une fois les apparitions de Massabielle terminées, Bernadette fut en mesure de dire : "Maintenant, je suis comme tout le monde."

Tout d'abord et paradoxalement, Agnès, si grande mystique, demeure petite et faible, craintive, n'ayant que sa "petite volonté" à offrir à Dieu, tombant et se relevant... Comme Bernadette, dont les parents étaient tombés dans la misère, Agnès est issue d'une famille pauvre du Puy (elle n'aura pas la possibilité d'offrir une dote pour entrer au monastère de Langeac), et n'a pas non plus de santé.

Nous pouvons aussi faire quelques parallèles entre les apparitions de Lourdes et les visions d'Agnès :

"Aquero" est donc apparu en hiver à une jeune fille pauvre, malade, dans un endroit sombre, elle, la toute pure, la toute "blanche", la toute immaculée. Elle se donne à voir dans un lieu de boue... de cochonerie.

A son confesseur, Agnès raconte comment la Vierge lui est apparue. Celui-ci lui répond : "Je ne crois pas que la Vierge descende du Ciel pour entrer dans une chambre aussi sale que la vôtre ; et puis, allez vous voir, vous qui êtes une misérable !" Et de commenter plus tard : "Depuis que je lui dis que ce n'était pas la Vierge qui venait la visiter dans sa chambre, elle me disait, lorsqu'elle me rendait compte qu'elle avait eu semblables visions : "J'ai vu une belle demoiselle ou un bel enfant.", parlant de la Vierge ou de son ange. Bernadette de son côté ne disait-elle pas : "J'ai vu une belle demoiselle" ? Et à un prêtre sceptique au sujet des apparitions : "Je suis chargée de vous le dire, non de vous le faire croire."

Rien n'empêchera Agnès ni Bernadette d'être "rejointe" par "en haut", pas même la saleté, pas même le regard des autres.

La "Mama" du Ciel parlait en patois (auvergnat) à Agnès et à Bernadette (Bigourdan).

La Vierge Marie se fera enseignante pour l'une comme pour l'autre. Elle enseignera à Bernadette à faire le signe de la Croix et à Agnès à faire la révérence devant le Saint Sacrement.

Agnès était réputée pour ses mortifications extrêmes. Et un jour qu’elle avait fait sa confession générale, elle dit à son confesseur : « Mon Père, pénitence ; Mon Père, pénitence ; Mon Père, pénitence ! »  A Bernadette, Marie, au sourire lumineux, demande : « Pénitence, pénitence, pénitence… Allez vous laver à la fontaine… Mangez de l’herbe… Priez pour les pêcheurs ! »

 

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© Monastère des Dominicaines de Lourdes