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Décembre

16 décembre

 

3ème dimanche de l'Avent

Lc 3, 10-18

Les réactions face à l'invitation à la pénitence de Jean Baptiste

10 Et les foules le questionnaient disant: Que [devons]-nous donc faire? 11 Or, ayant répondu, il leur dit: celui qui a deux tuniques, qu'il partage [avec] celui qui n'[en] a pas et celui qui a de la nourriture, qu'il fasse de même.
12 Vinrent aussi les publicains [pour] être baptisés et ils lui dirent: Maître, que [devons]-nous faire? Celui-ci leur dit: Rien de plus que ce qu'il vous a été ordonné de faire.
14  Des soldats aussi, le questionnant, disent: Que [devons]-nous faire, nous aussi? Et il leur dit: N'extorquez [rien] à personne et n'accusez pas à tort et contentez-vous de vos soldes.

Les foules venues pour recevoir le baptême, parmi lesquelles se trouvaient publicains et pécheurs et encore des soldats, questionnent Jean sur ce qu'il faut faire pour produire un beau fruit. La réponse qu'il donne est différente pour chaque catégorie de personnes. Aux premières, Jésus indique le partage des vêtements ou de la nourriture avec celui qui est démuni, si l'on a plus que lui (Is 58, 7; Jb 31, 16-20). Il ne s'agit pas de se dépouiller de ses biens, mais de donner une tunique lorsqu'on en a deux. La tunique étant le vêtement de dessous, indispensable pour se vêtir. Aux second, il ne demande pas de quitter leur travail, mais de ne percevoir que la somme prescrite pour les impôts, rien de plus; quant aux soldats qui exerçaient une fonction proche de celle des publicains si l'on en croit la réponse qu'ils reçoivent, il est demandé de ne pas prendre de l'argent en usant d'intimidation, de ne pas accuser quelqu'un de fraude injustement et enfin de se contenter de l'argent légitimement gagné par leur travail.

Une bonne nouvelle

15 Or le peuple étant dans l'attente et tous se demandant dans leurs cœurs au sujet de Jean si par hasard il ne serait pas le Messie, 16 Jean répondit en disant à tous: Moi, je vous baptise d'eau; le plus fort que moi vient, dont je ne suis pas digne de délier la courroie de ses sandales; lui vous baptisera dans [l']Esprit Saint et [le] feu; 17 [lui] dont la pelle à vanner est dans sa main, pour purifier à fond son aire et pour rassembler le blé dans son grenier; or la paille, il la consumera au feu qui ne s'éteint pas. 18 Exhortant [avec] beaucoup d'autres [propos] il annonçait au peuple la bonne nouvelle.

Foules, publicains et soldats font place maintenant au peuple (1, 10.21): ils sont maintenant regardés comme le rassemblement de ceux qui partagent la même foi. Et tout naturellement, en présence d'un nouveau prophète, la question du Messie surgit. Jean ne serait-il pas le Messie attendu? Il est vrai qu'il n'a accompli aucun des signes qui doivent accompagner sa venue, mais sa prédication, dans la veine de celle des grands prophètes, pourrait bien être un signe?
Jean sait que le Messie vient après lui et ce sera la fin des temps. Le Messie est plus fort que lui: il a le pouvoir d'accorder le salut avec surabondance et de transformer les cœurs. Jean se situe dans une attitude d'humilité devant lui: il n'est même pas digne de délier la courroie de ses sandales; sa mission ne peut en rien être comparée à celle de celui qui vient. Le baptême qu'il donnera sera un baptême qui purifie les consciences dans leur profondeur: il baptisera dans l'Esprit Saint et le feu. Esprit Saint désigne la force de Dieu, sa puissance; c'est l'Esprit que Dieu devait répandre sur toute chair (Jl 3, 2); il est le signe de Dieu est sur les justes pour les sauver (Ps Salomon 15, 6). Jésus expliquera peu avant son départ, qu'il s'agit du Saint-Esprit répandu lors de la Pentecôte: «Jean, lui, a baptisé d'eau, mais vous, c'est dans l'Esprit Saint que vous serez baptisés sous peu de jours» (Ac 1, 5; 11, 16). Le baptême dans l'Esprit Saint est une plongée dans l'Esprit qui imprègnera tout l'être. Quant au feu, c'est un feu purificateur qui opère un discernement. Amos parle du feu pour chacune des nations contre lesquelles s'exercera le jugement de Dieu. Mais les justes seront comme les grains engrangés dans un grenier lors de la récolte, ce qui n'est pas sans rappeler les paroles du prophète Michée: «Il a rassemblé des nations nombreuses comme les gerbes sur l'aire» (Mi 4, 12). Quant à la paille qui reste dans le champ après que les épis aient été moissonnés, elle sera consumée par le feu: il ne s'agit plus du feu purificateur, mais du feu destructeur, du châtiment annoncé par les prophètes: «J'enverrai le feu…» (Am 1, 4.7.10.12.14; 2, 2.5).
Là n'est pas tout l'enseignement de Jean sur le Messie; il a abordé bien d'autres points qui ne sont pas rapportés par Luc. Le tout constitue la bonne nouvelle (Is 40, 9; 52, 7) qu'il annonce au peuple.

14 décembre

La Vénérable Catherine Garcia d'Aumale (1675)
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11 décembre

Prier le Rosaire avec une moniale dominicaine

Mystères lumineux

 

Le Baptême

«Ayant été baptisé, Jésus aussitôt remonta de l’eau» (Mt 3,16).

Toute notre vie est récapitulée ici par le baptême du Christ; notre péché est englouti, le salut nous fait émerger du péché et les cieux nous sont ouverts. A notre regard ainsi purifié, se découvre alors notre lien avec Dieu: nous sommes fils en Jésus, par le don de l’Esprit. La vie trinitaire s’engouffre dans notre monde pécheur.

Pour tous ceux qui se préparent au baptême. Que Marie les conduise jusqu’à l’eau qui les purifiera et fera de leur vie une vie filiale.

 

Cana

«Puisez et portez-en au maître du repas» (Jn 2,8).

Jésus est habité par son Heure. Il connaît le vin qui manque aux convives: son sang versé. Il ne peut pas encore le leur partager, mais il leur en donne un signe. Il transforme l’eau en vin des noces : c’est le signe du bon vin qu’il apporte, de l’amour qui donne la joie.

Pour tous les hommes de bonne volonté; que le Seigneur, par la prière de Marie, transforme leur quête de vérité, leur désir de faire le bien, en vin d’amour.

 

L’Annonce du Royaume

«Il en est du Royaume de Dieu comme d’un homme qui aurait jeté du grain en terre» (Mc 4,26).

Jésus annonce le Royaume; il sème son amour sur les pauvres, les malades, les pécheurs, les prostituées ; et la graine jetée en terre germe et devient une plante. Lorsque l’amour grandit dans le cœur, le Royaume est déjà au milieu de nous.

Prions le Seigneur pour tous ceux qui ne le connaissent pas encore. Que la graine de sa Parole tombe un jour dans leur cœur et y fasse grandir le Royaume.

 

La Transfiguration

«Celui-ci est mon Fils bien-aimé qui a toute ma faveur, écoutez-le» (Mt 17,5).

«Ecoutez-le». Que nous dit-il? Sortez de vos tombeaux, venez à la vie. Aimez vos ennemis. Soyez miséricordieux, comme le Père est miséricordieux.

Prions le Père, par l’intercession de Marie, pour ceux qui lisent la Bible sans la comprendre. Qu’il leur fasse un jour la grâce d’y entendre la voix de son Fils et de l’écouter.

 

L’Eucharistie

«Prenez, mangez, ceci est mon corps… Buvez-en tous, ceci est mon sang» (Mt 26,26).

Jésus nous donne son corps et son sang. Son corps nourrit notre corps; son sang se mêle à notre sang. L’eucharistie ne nourrit pas seulement notre cœur. De dimanche en dimanche, elle dépose aussi dans notre corps un germe de résurrection.

Prions pour les défunts; que l’eucharistie qui les a nourris sur la terre les conduise à la résurrection, pour la vie.

9 décembre

 

2ème dimanche de l'Avent

« Tout être vivant
verra le salut de Dieu »
Lc 3, 1-6

3 1 Or la quinzième année du gouvernement de Tibère César, Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée, et Hérode étant tétrarque de la Galilée, Philippe, son frère, étant tétrarque du pays d'Iturée et de Trachonitide, et Lysanias, étant tétrarque d'Abilène, 2 sous le Grand Prêtre Anne et Caïphe, une parole-événement de Dieu arriva sur Jean, le fils de Zacharie, dans le désert. 3 Et il vint dans toute la région du Jourdain proclamant un baptême de conversion pour la rémission des péchés, 4 comme il a été écrit dans le livre des paroles d'Isaïe le prophète: Voix de celui qui proclame dans le désert: Apprêtez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. 5 Tout ravin sera comblé, et toute montagne et colline sera abaissée; et les chemins tortueux seront redressés, et les raboteux deviendront des voies aplanies. 6 Et toute chair verra le salut de Dieu.

Zacharie avait annoncé que Jean serait prophète (1, 76); sa prophétie se réalise. Pour le dire, Luc emprunte les termes mêmes utilisés pour annoncer la vocation prophétique de Jérémie. En effet, le livre de Jérémie commence ainsi: «La parole-événement de Dieu qui arriva sur Jérémie […]» (Jr 1, 2 LXX). Dieu intervient donc dans la vie de Jean et l'envoie porter la parole — une parole qui est un appel à la conversion —, alors qu'il était dans le désert. Et Jean quitte le désert. Quel désert? Le désert de Judée probablement, mais ce n'est pas dit; en effet il vivait dans les déserts, et devait donc en changer. C'est l'heure de sa manifestation à Israël, annoncé en 1, 80; l'heure de l'accomplissement du dessein de Dieu. Il vient donc dans toute la région du Jourdain, partie sud du cours du Jourdain, beaucoup plus large que la partie nord. Elle était fertile tout autour, mais désertique le long des rives.
Cette vocation prophétique est située dans un cadre à la fois politique et religieux. Ponce Pilate et Hérode, qui sont cités ici, seront mêlés au procès de Jésus. Quant au grand Prêtre, Luc reste évasif. Il donne deux noms, ce qui laisse penser que les deux étaient influents, même si un seul portait officiellement cette charge; il fera de même lors du procès de Jésus.
Le contenu de sa vocation? annoncer un baptême pour la conversion des péchés. Mais l'accent est mis sur la prédication de la conversion plus que sur le baptême, comme le montre le passage d'Isaïe utilisé par Luc: «On entend la voix de celui qui crie dans le désert: Apprêtez le chemin du Seigneur, redressez les sentiers de notre Dieu. Toute vallée sera remplie, toute montagne sera abaissée; les chemins tortueux seront redressés, ceux qui étaient raboteux seront aplanis. Et la gloire du Seigneur se manifestera, et toute chair verra le salut de Dieu» (Is 40, 3-4, LXX). Ces paroles s'adressent aux Israélites exilés à Babylone qui espéraient le retour sur la Terre. Une voix crie dans le désert appelant à la conversion condition de la restauration espérée. Or cette voix qui appelle à la conversion, c'est Jean. Il annonce le salut de Dieu, salut déjà vu par Syméon (2, 30) mais à dimension universaliste puisque destiné à toute chair.

8 décembre

L'immaculée Conception
de la Vierge Marie

Fête de notre monastère

Notre monastère a été placé sous le vocable de Marie Immaculée Le monastère seulement le 31 mai 1899, lorsque Marie Immaculée a été nommée « première prieure du monastère, spécialement au chœur. » Mais il y avait tout un contexte. Il ne faut pas oublier, en effet, que Marie s'est désignée comme l'Immaculée Conception lors de ses apparitions à Bernadette en 1858, quatre ans après la proclamation du dogme par Pie IX. De plus, à cette occasion, des dominicains avaient fait des recherches pour connaître la pensée de l'Ordre sur cette question depuis ses origines.
Après avoir compulsé les Archives de l'Ordre, feuilleté chaque page de ses Annales, un Procureur général écrivait au XIXe siècle, non sans une légitime fierté, au sujet de la foi en l'Immaculée Conception de la Vierge Marie : « Lisez attentivement, je vous prie, notre Droit écrit ; je veux dire, étudiez dans tous les sens nos Constitutions, les ordonnances de nos Chapitres, les décrets de nos Maîtres Généraux. Trouverez-vous un seul mot qui vous fasse soupçonner soit un ordre jamais intimé .aux Frères de tenir pour souillée la conception de la Vierge ou des privilèges pour les opposants, soit des peines édictées contre les défenseurs de la pieuse croyance, ou tout autre acte de ce genre pouvant fournir des témoignages authentiques de l'Ordre contre l'immunité de l'auguste Mère de Dieu ? » Et il concluait par ces paroles : « L'Immaculée Conception n'est-elle pas le sentiment de l'Ordre des Frères Prêcheurs ? Le soutenir, n'est-ce pas servir la gloire de cet Ordre ? ».
Mais on trouve aussi des arguments positifs chez des membres de la famille dominicaine les plus éminents en sainteté, dignité ou valeur doctrinale. Leurs témoignages ont été réunis par le P. Spada, autre Procureur Général des Frères Prêcheurs, dans une brochure publiée l'an 1862, en réponse à Mgr Malou, évêque de Bruges, qui accusait dans son ouvrage L'Immaculée-Conception, etc., l'Ordre de Saint Dominique d'avoir été « hostile en corps et d'une manière constante » au privilège de la conception immaculée de Marie.
On sait la filiale dévotion du fondateur des Frères Prêcheurs pour la Bienheureuse Vierge Marie, on connaît aussi sa croisade apostolique contre les tenants de l'erreur albigeoise. Fréquemment il eut à discuter avec eux sur les gloires et les privilèges de l'auguste Mère de Dieu, car ces hérétiques, nouveaux manichéens, niaient en principe le mystère de l'Incarnation.
Un jour, dans la petite ville de Fanjeaux, ils provoquèrent Dominique à une controverse dogmatique. Le défi fut accepté par le Saint.
Après plusieurs entretiens contradictoires, les arbitres, ne pouvant s'entendre sur une décision, proposèrent aux deux parties de mettre leurs arguments par écrit, afin de les soumettre au jugement du feu. « Le mémoire, disaient-ils, qu'épargneront les flammes devra être regardé comme renfermant la vraie doctrine. » Cette sorte d'arbitrage, opposée aux règles de la saine théologie, était assez en usage au moyen âge. Dans la circonstance présente, saint Dominique, par une inspiration spéciale de Dieu, s'y conforma.
On allume donc un grand feu; on y jette à la fois le manuscrit de l'homme apostolique et celui des Albigeois. Le volume des hérétiques est consumé en un  instant : celui de saint Dominique non seulement demeure intact, mais est projeté au loin, et cela à trois reprises différentes. Notre liturgie mentionne le miracle dans le troisième Répons des Matines, à l'office propre de saint Dominique.
Ter in flammas libellus traditus
Ter exivit illaesus penitus.
Quelle vérité dogmatique était contenue sur ce parchemin ? D'après une tradition antique et vénérable, c'était la conception immaculée de la divine Marie, Mère de Dieu.
A l'appui de cette tradition, un recueil de pièces relatives à l'Immaculée Conception, publié à Palerme en 1742, renferme une lettre du P. Alexandre Santo-Canale, jésuite, où il est dit:
« Le grand Patriarche des Prêcheurs a toujours montré un zèle courageux pour défendre l'immaculée conception de Marie. Nous le voyons par la controverse qu'il soutint si glorieusement, à son honneur et à celui de l'Eglise. Les archives publiques de Barcelone possèdent une très ancienne plaquette, datant presque de l'époque de saint Dominique et conservée soigneusement jusqu'à ce jour. Ce monument relate la discussion du Saint avec les hérétiques, et le triomphe de la vérité confirmé par un éclatant miracle. Trois fois le manuscrit de Dominique fut jeté au feu et trois fois les flammes le repoussèrent. L'inscription parle ainsi de ce livre : la thèse roulait sur l'humanité de Notre Seigneur Jésus-Christ et défendait l'immaculée conception de sa Mère contre les hérétiques prétendant que la Vierge avait été conçue dans le péché originel. Le Bienheureux démontrait dans son manuscrit que leur proposition était fausse, Marie étant celle dont parle l'Esprit saint par Salomon, quand il dit : Vous êtes toute belle, ma bien-aimée, et il n'y a pas de tache en -vous! On y lisait, en outre, le passage suivant des Actes de l'apôtre saint André, appliqué comme développement de la pensée de saint Dominique : Le premier Adam fut for me d'une terre vierge, qui n'avait pas été maudite, de même convenait-il qu'il en fût ainsi du second Adam, Jésus-Christ, dont la terre, la Vierge Mère, n'a jamais encouru de malédiction. » On ne saurait être plus explicite.
Le Docteur Angélique, saint Thomas d'Aquin, a eu diverses fois à traiter du péché originel et de la sanctification. D'après lui, l'idée de sanctification n'implique pas nécessairement la préexistence du péché dans le sujet qui reçoit la grâce de sanctification. Parlant de la très Sainte Vierge : « Elle a reçu, dit-il, une si grande plénitude de grâces qu'elle en avait assez pour suffire au salut de tous les hommes. Voilà pourquoi elle fut associée à son divin Fils, comme corédemptrice du genre humain.— Telle fut sa pureté qu'elle a été exempte du péché originel et du péché actuel. — Talis fuit puritas Beatae Virginis, quœ a peccato originali et actuali immunis fuit. »
Le Jésuite Eusèbe Nieremberg, auteur de divers mémoires en vue d'obtenir la définition dogmatique de l'Immaculée-Conception, sous Alexandre VII, soutient, en s'appuyant sur les plus graves autorités, que saint Raymond de Pennafort a prêché, l'an 1265, la « Conception très pure de Marie, Mère de Dieu »; que saint Pierre martyr et saint Hyacinthe ont donné aussi cet enseignement. Saint Vincent Ferrier, dans ses courses apostoliques, a prêché que Marie fut conçue d'une manière merveilleuse. Il compare sa naissance à celle de Notre Seigneur et ajoute : « Oh ! quelle joie ce fut pour tous les Esprits bienheureux! Si, d'après Jésus-Christ lui-même, il y a grande joie au ciel parmi les Anges pour un seul pécheur rentré en grâce, combien plus pour la Vierge Marie, qui n'a jamais péché!... Ne croyez pas qu'il en fût comme pour nous, qui sommes conçus dans le péché, qui naissons, qui grandissons dans le péché; mais sitôt que son corps fut formé et son âme créée, alors elle fut sanctifiée. Les Anges célébrèrent donc aussitôt la fête de sa Conception. »

6 décembre

Prier le Rosaire avec une moniale dominicaine

Mystères joyeux

L’Annonciation

«Réjouis-toi, comblée de grâce… L’être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu» (Lc 1,28.35).

Le Fils de Dieu descend vers la Vierge Marie et reçoit en elle l’hospitalité pendant neuf mois. Il accomplit ainsi le dessein d’amour conçu par le Père de toute éternité: venir habiter chez les hommes pour y faire sa demeure.

Prions pour tous ceux qui vivent comme une boule lancée au hasard dans l’existence, qui ne connaissent pas l’amour dont ils ont été enveloppés avant même d’exister.

 

La Visitation

«Dès l’instant où ta salutation a frappé mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en mon sein » (Lc 1,44).

Le son de la voix de Marie suffit pour mettre Jean en contact avec le Christ qu’elle porte en elle. L’enfant encore incapable de penser, perçoit le Christ par ses sens et exulte de joie.

Par la médiation de la Vierge Marie, Seigneur, ouvre les cœurs à ta Parole, à ta présence.

 

La visite des mages au nouveau-né

«Les mages virent l’enfant avec Marie sa mère et, se prosternant, ils lui rendirent hommage» (Mt 2,11).

Tout le monde s’agite à cause d’un enfant dont il est à peine question; chacun réagit selon ses préoccupations: les mages suivent une étoile nouvelle, les scribes et les grands prêtres consultent les Ecritures, Hérode craint pour son pouvoir. Personne ne met en doute que l’enfant soit roi, mais seuls les mages croient et adorent.

Que la Vierge Marie aide les malades à habiter dans la paix, le calme et le silence de l’adoration, loin de l’agitation de surface et de l’angoisse.

 

La Présentation de Jésus

«Joseph et Marie emmenèrent l’enfant à Jérusalem pour le présenter au Seigneur» (Lc 2,22).

Le Christ est offert au Père, lui, le Fils du Père.
Il obéit à la Loi, lui, le salut.
Marie offre le sacrifice de purification, elle qui est entièrement purifiée du péché.

Que la Vierge Marie nous aide à offrir notre vie, à chercher et à faire la volonté de Dieu, dans le silence.

 

Le Recouvrement de Jésus au Temple

«Ne saviez-vous pas que je dois être dans la maison de mon Père?» (Lc 2,49).

Jésus rappelle à ses parents son lien avec le Père, qui l’emporte sur tout. Mais il est tellement semblable aux autres enfants que ses parents ne comprennent pas. Et de retour de Jérusalem, il leur est à nouveau soumis, il reprend sa vie d’enfant.
Sa vie silencieuse dans l’humilité met en relief ce qui est au cœur de sa vie: son lien avec le Père.

Que la Vierge Marie accompagne les enfants dans leur croissance, dans leur découverte du Père qui les aime.

4 décembre

La vénérable sœur Vincente
Professe du Monastère de Saint-Mathias, de Bologne (1543)

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2 décembre

 

1er dimanche de l'Avent

« Votre rédemption approche »
Lc 21, 25-28.34-36

25 Et il y aura des signes dans le soleil, et la lumière et les étoiles, et sur la terre angoisse des nations, épouvantées par le fracas de la mer et des flots, 26 les humains expireront de crainte et d'attente des choses qui surviendront au monde habité, car les puissances des cieux seront secouées. [...]
27 Et alors on verra le Fils de l'homme venant sur une nuée avec puissance et grande gloire.
28 Or [quand] ces choses commenceront à arriver, dressez-vous et levez vos têtes, parce que votre délivrance approche. […]
34 Or prenez garde à vous-mêmes de peur que vos cœurs ne soient accablés par [la] débauche et [l']ivrognerie et [les] soucis de la vie et que ce jour-là ne fonde soudain sur vous 35 comme un filet; car il surviendra sur tous ceux qui sont assis à la surface de la terre. 36 Or veillez, priant en tout temps, pour que vous soyez forts pour échapper à tout ce qui doit arriver, et restiez debout devant le Fils de l'homme.

Les signes qui précèderont la destruction du Temple (v. 25-26)

La dimension cosmique renvoie aux signes qui accompagneront le Jour du Seigneur. Ils se produiront dans le ciel (cf. Is 13, 10; Ez, 32, 7), mais aussi sur la terre: la mer déchaînée épouvantera les nations (cf. Ps 46, 2-4). Un ébranlement mondial annoncera la destruction de Jérusalem et les hommes auront peur de l'attente de ce qui doit arriver, effrayés par l'ébranlement qui se produira dans les étoiles (Is 34, 4; Ag 2, 6.21). Toute la nature sera associée à l'épreuve qui surviendra à Jérusalem.
Le cadre posé est cosmique, comme le sera celui de la crucifixion de Jésus (24, 44-45): la mort de Jésus se prolonge dans notre histoire et lui donne sens. C'est à cette lumière que doit se lire la destruction du Temple.

La venue du Fils de l'homme dans l'histoire des hommes (27-28.34-36)

Les versets 27 à 36 forment une inclusion marquée par la reprise de Fils de l'homme (v. 27.36).
Ce n'est pas la première fois que Jésus annonce la ruine de Jérusalem: il l'avait déjà fait au chapitre 13 (13, 35) et l'avait associée à la venue de «celui qui vient au nom du Seigneur» (13, 35); cette venue avait un caractère eschatologique. La même association se retrouve au chapitre 21. La venue du Fils de l'homme suivra la ruine de Jérusalem (v. 27). Il viendra sur une nuée comme l'avait prophétisé le prophète Daniel (Dn 3, 13) Le Fils de l'homme, celui qui partagera la condition des hommes jusqu'à la mort comme Jésus l'a annoncé à plusieurs reprises, viendra dans l'histoire des hommes en buttes à de grands drames, et y apportera l'espérance. Il sera investi de la puissance et de la gloire de sa résurrection. Augustin disait que sa majesté et sa puissance se manifesteront davantage pour donner aux saints plus de courage, afin qu'ils ne soient pas vaincus par la violence de la persécution.

La ruine de Jérusalem sera elle-même un signe: signe de la délivrance prochaine pour les disciples de Jésus; ils se dresseront en effet après les épreuves annoncées, comme Jésus après sa mort (cf. 18, 33). Ils seront le Temple de Dieu, le lieu où le ressuscité, le Fils de l'homme, viendra pour agir. La venue du Fils de l'homme annoncée, est sa venue sur notre terre.
Jésus termine par une déclaration solennelle: il confirme l'accomplissement de ses paroles: ceux qui l'écoutent en seront les témoins (cf. 9, 27). Tout ce qu'il a dit s'accomplira, aussi certainement que la création aura une fin.

Jésus donne ensuite un conseil. Rien en effet n'indique la venue du Fils de l'homme; le risque est donc grand de se laisser absorber par les soucis de la vie, par toutes les préoccupations ordinaires, au lieu de vivre dans la sobriété pour avoir le cœur prêt à l'accueillir. D'où la mise en garde de Jésus. Ce jour de la venue du Fils de l'homme en effet est comparable à un filet (cf. Is 24, 17) caché, que l'on voit uniquement quand on est pris dedans. Jésus je parle pas ici que pour ses disciples: tous les hommes sont concernés. La venue du Fils de l'homme qui se fait dans l'histoire des hommes, a ici une portée eschatologique.
Quand le Fils de l'homme arrivera, il sera donc trop tard pour se préparer. La veille, accompagnée d'une prière continuelle (cf. 18, 1) donnera la force de tenir dans l'épreuve, de ne pas se laisser surprendre lorsque les événements annoncés arriveront, pour ne pas en être écrasés. Ainsi sera-t-il possible de rester en présence du Fils de l'homme, debout, devant celui qui donne sens à nos existence.

 

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