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Décembre

 

 

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Conférences de l'Avent au monastère
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Regard sur l'année écoulée, au monastère
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12 décembre


Prier le Rosaire

avec saint Bernard

Mystères lumineux

Le Baptême

Jésus dit à Jean : laisse faire, maintenant, en effet c’est ainsi qu’il nous convient d’accomplir toute justice (Mt 3,15).

Jean acquiesça et obéit : il baptisa l’Agneau de Dieu et purifia les eaux. C’est nous qui avons été lavés, non pas lui, car, nous le savons, les eaux ont été purifiées pour nous laver (S. pour l’Epiphanie, I, 6).

Pour tous les catéchumènes ; qu'ils deviennent par le baptême des fils adoptifs de Dieu et qu'ils renaissent de l'Esprit.

 

Cana

Le troisième jour il y eu une noce à Cana de Galilée et la mère de Jésus était là (Jn 2,1).

Tous nous sommes invités à des noces spirituelles où, en vérité, l’époux est le Christ Seigneur. Et l’épouse, c’est nous-mêmes; et, tous ensemble, nous formons une épouse unique, et chacune de nos âmes est comme une épouse distincte (S. après l’octave de l’Epiphanie, II, 2).

Pour les époux chrétiens qui rendent visibles aux yeux du monde l’amour du Christ et de son Eglise : qu’ils demeurent fidèles à la grâce du sacrement de mariage.

 

L’annonce du Royaume

Jésus, en apercevant une grande foule, monta sur une montagne (Mt 5,1).

Les populations quittaient les villes et les bourgades pour aller entendre les prédications du Seigneur qui sauvait les âmes des uns, guérissait les corps des autres, et se les attachait tous par les liens du cœur, autant que par le bonheur qu'ils avaient à le voir. Car, sa voix était douce et sa figure agréable. Tel est celui que nous suivons et à qui nous nous sommes attachés (S. pour la fête de la Toussaint, I).

Prions pour tous ceux qui viennent à Jésus avec leurs soucis d’argent, de santé, de famille. Qu’au cœur de leur détresse, la Parole de Jésus les attache à Lui.

 

La Transfiguration

La face de Jésus brilla comme le soleil. Ses vêtements devinrent comme la lumière (Mt 17,2).

Regardez la lumière éternelle, qui s'est accommodée à votre vue: celui qui habite une lumière inaccessible s'est rendu accessible à vos yeux faibles. Découvrez la lumière dans une lampe d'argile, le soleil dans une nuée, Dieu dans un homme, la splendeur de la gloire et l'éclat de la lumière éternelle dans votre chair (Guerric d’Igny, S. pour l’Epiphanie, II).

Fais-nous le don de la contemplation, Seigneur, pour qu’un rayon de ta lumière illumine notre cœur.

 

L’eucharistie

Jésus prit du pain et, après avoir prononcé la bénédiction, il le rompit et, l’ayant donné aux disciples, il dit: «Prenez et mangez, ceci est mon corps» (Mt 26,26).

Autre chose est de suivre Jésus, autre chose de le posséder, autre chose de le manger. Le suivre, c’est un projet qui assure le salut, le posséder et l’embrasser une joie peu fréquente, mais le manger, c’est la vie bienheureuse (Traité contre Abélard).

Seigneur Jésus, nous t’en prions. Donne-nous la pureté d’intention lorsque nous recevons le sacrement de ton corps pour la gloire de ton Nom, pour le remède de toutes nos faiblesses, pour nous soutenir dans la vie spirituelle.

10 décembre


La face cachée de la vie des moniales

La gourmandise


Il est nécessaire de regarder quatre vices de plus près: la gourmandise, la colère, la vaine gloire et l'orgueil, car ils sont les plus répandus. Si on les laisse prospérer, ils dégradent peu à peu les relations avec les autres. Le premier, la gourmandise, est lié à un besoin vital du corps. Or la juste mesure dans notre relation aux aliments est chose difficile. Il faut savoir qu'un manque de tempérance en ce domaine repose sur une illusion: sous prétexte de nourrir le corps, ce qui est une nécessité, l'esprit cherche une jouissance désordonnée. La gourmandise est donc une forme d'hypocrisie.
La gourmandise prend deux formes: soit elle fait devancer l'heure des repas, soit elle fait manger avec excès. La modération doit donc servir à apprécier l'usage que nous faisons de la nourriture. Nous devons la prendre dans la mesure où elle est nécessaire pour soutenir les forces de notre cœur, sans jamais satisfaire complètement notre désir. Chacun est donc renvoyé à sa conscience pour savoir ce qu'il doit manger. Il est conseillé de prendre chaque jour une quantité raisonnable de nourriture, plutôt que de jeûner et de faire ensuite des excès. Si l'on ne s'exerce pas à maîtriser son corps, il sera difficile de lutter contre les maladies spirituelles que sont la vaine gloire, l'orgueil. La tempérance peut porter aussi sur une autre forme de gourmandise beaucoup plus dangereuse: la médisance, la colère, l'envie, la vaine gloire, toutes les passions qui portent atteinte au prochain. Il est indispensable d'allier la maîtrise de l'âme à la maîtrise du corps.
Comme tous les vices sont solidaires, la relation à la nourriture peut être perturbée par d'autres vices, comme la vaine gloire ou la colère. La vaine gloire simulera une abstinence apparente de nourriture, car céder à la gourmandise n'est pas glorieux; la colère peut provoquer boulimie ou anorexie.
La tempérance dans la nourriture n'est pas une fin en soi comme l'est le jeûne pratiqué en vue d'un bien-être, elle est orientée vers la pureté de cœur, vers la charité. (à suivre)

9 décembre

Fête de notre monastère !

Immaculée Conception
de la Vierge Marie

Texte de M. Olier

Pour écouter l'homélie du P. Daou
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Par l'amour singulier qu'il portait à Marie, Dieu l'avait figurée de mille manières dans l'ancienne loi; et s'il y eut des ombres infinies pour représenter Notre Seigneur, il y eut aussi des figures sans nombre pour exprimer la très sainte Vierge, cette tige bénie qui devait le produire, Dieu se plaisant à voir sans cesse présentes ces saintes images pour apaiser sa colère et attendre la venue de son cher Fils. Pour retirer les hommes de l'état malheureux où le péché les avait réduits, le Fils devait mourir pour eux; et Dieu voulait qu'il s'unît à la chair d'Adam, devenue passible et mortelle, sans en prendre la malignité, c'est-à-dire qu'il portât, quoique pur et innocent, toutes les marques et les peines du péché compatibles avec la sainteté de sa personne divine, comme d'être sujet à la faim, à la soif, à la douleur, à la mort. Pour cela, il avait décrété que son Fils prendrait chair dans une fille d'Adam, la bienheureuse Marie, en apparence pécheresse et semblable aux pécheurs, et pourtant pure et sans tache; car cette Vierge admirable est à la fois, selon le langage mystérieux de l'Écriture, noire et belle:noire dans l'apparence du péché; belle dans l'innocence et la pureté de sa nature, quoique de la descendance d'Adam.
Dieu voulant donc produire la mère de son Fils dans l'état de sainteté le plus parfait où ait été élevée une créature, se répand en elle au moment même où elle est conçue et, par un privilège spécial, la préserve de la malignité de la chair et du crime d'origine. Ainsi, dès sa conception, Marie est pour les personnes de la très sainte Trinité le premier objet de solide contentement qu'elles aient encore aperçu au monde, l'unique sujet de leur amoureuse complaisance depuis Adam, puisque toutes les autres créatures étaient souillées par le péché et qu'elle seule a paru sans offense. Il n'y a, en effet, selon la foi, que la très sainte Vierge qui, naissant d'Adam par la voie commune, n'ait point été comprise dans sa malédiction. Car Notre Seigneur n'était point compris dans le nombre de ceux qui naissent d'Adam selon la génération ordinaire, devant naître par l'opération du Saint-Esprit, et être redevable de sa conception au même Esprit qui régénère les âmes par le baptême.

8 décembre

2ème dimanche de l'Avent

Jean Baptiste (Mt 3,1-12)

Pour écouter l'homélie du P. Daou
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Commentaire de saint Jean Chrysostome

01 En ces jours-là, paraît Jean le Baptiste, qui proclame dans le désert de Judée : 02 « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. » 03 Jean est celui que désignait la parole prononcée par le prophète Isaïe : Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. 04 Lui, Jean, portait un vêtement de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour des reins ; il avait pour nourriture des sauterelles et du miel sauvage. 05 Alors Jérusalem, toute la Judée et toute la région du Jourdain se rendaient auprès de lui, 06 et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain en reconnaissant leurs péchés. 07 Voyant beaucoup de pharisiens et de sadducéens se présenter à son baptême, il leur dit : « Engeance de vipères ! Qui vous a appris à fuir la colère qui vient ? 08 Produisez donc un fruit digne de la conversion. 09 N’allez pas dire en vous-mêmes : “Nous avons Abraham pour père” ; car, je vous le dis : des pierres que voici, Dieu peut faire surgir des enfants à Abraham. 10 Déjà la cognée se trouve à la racine des arbres : tout arbre qui ne produit pas de bons fruits va être coupé et jeté au feu. 11 Moi, je vous baptise dans l’eau, en vue de la conversion. Mais celui qui vient derrière moi est plus fort que moi, et je ne suis pas digne de lui retirer ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. 12 Il tient dans sa main la pelle à vanner, il va nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera son grain dans le grenier ; quant à la paille, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. »


AinJean les épouvante de tous côtés pour les porter, et comme pour les forcer à la pénitence, car les menaces qu’il leur fait d’être exclus de la gloire de leurs ancêtres, de la voir transférée à d’autres, et d’être exposés à des maux irréparables qui étaient déjà présents, et qu’il a marqués par cette cognée prête à couper la racine; ces menaces, dis-je, étaient capables de réveiller les âmes les plus assoupies, et de leur inspirer le désir de la vertu.

Saint Paul use de la même conduite lorsqu’il écrit aux Romains: « Que Dieu réduirait son peuple à un très petit nombre.» Mais ne craignez point quand vous entendez ces menaces, ou plutôt craignez beaucoup, mais ne perdez point la confiance, puisque vous pouvez encore espérer de vous convertir. Dieu n’a pas prononcé la sentence. Ce fer tranchant ne devait pas couper l’arbre, car qui l’en aurait empêché, puisqu’il était déjà près de la racine; mais il ne devait que vous donner de la crainte pour vous rendre meilleurs, et pour vous forcer à porter du fruit. C’est pour ce sujet qu’il ajoute: «Tout arbre qui ne produit point de bon fruit sera coupé et jeté dans le feu.» Quand il dit «tout arbre», il n’excepte aucune grandeur, ni aucune dignité du monde. Quand vous descendriez d’Abraham, et que vous compteriez mille patriarches entre vos pères, cela ne servira qu’à augmenter votre punition, si vous ne portez de bons fruits. Ce fut par la sévérité de ces paroles qu’il porta la terreur et l’épouvante dans le coeur des publicains, et qu’il fit trembler les soldats, non pour les jeter dans le désespoir, mais pour les délivrer de leur indifférence. Car il les intimide de telle sorte qu’il les console en même temps, parce qu’en menaçant l’arbre qui ne porte pas de bons fruits, il fait assez voir que celui qui en porte de bons n’aura rien à craindre.

Vous me direz peut-être: comment pouvons-nous porter ces fruits en si peu de temps, pour prévenir le coup d’une hache qui est déjà à la racine, sans qu’on nous donne un peu de trêve et qu’on nous accorde quelque délai? Vous pouvez prévenir ce coup. Ce fruit que l’on exige de vous n’est pas comme ce fruit qui vient sur nos arbres; il n’a pas besoin d’un si long temps: il n’est point assujetti à la vicissitude des saisons, ni à tant de travaux nécessaires à la culture; il suffit de vouloir, et l’arbre germe et pousse aussitôt. Ce n’est pas seulement la racine de l’arbre, mais c’est principalement le soin et l’art du jardinier qui lui font porter ses fruits. Afin donc que ce peuple ne pût pas dire: vous nous remplissez de trouble; vous nous pressez trop, et vous nous réduisez à ne savoir plus que faire, puisqu’en nous menaçant d’une cognée qui va couper l’arbre, vous nous demandez que nous portions du fruit dans le temps même où vous ne nous parlez que de supplice, il les encourage, en leur montrant combien était facile la production de ce fruit.

«Pour moi, je vous baptise avec l’eau», leur dit-il; «mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de dénouer les cordons de ses souliers. C’est lui qui vous baptisera par le Saint-Esprit et par le feu.» Il montre assez clairement par ces paroles, qu’il ne faut pour recevoir ce baptême que la foi et la volonté, et non les travaux et les sueurs; et qu’il n’est pas moins aisé à Dieu de nous changer et de nous rendre meilleurs, qu’il ne lui est facile de nous baptiser.

Après donc qu’il a étonné les Juifs par la terreur du jugement, par l’attente du supplice, par les menaces de les couper comme un arbre par le pied, de les priver de l’héritage de leurs ancêtres, en le donnant à d’autres enfants, et enfin par cette double peine d’être retranchés et jetés au feu; après avoir en tant de manières amolli leur coeur endurci et les avoir enfin porté à désirer se voir délivrés de tant de maux, il leur parle ensuite de Jésus-Christ d’une manière qui témoigne le profond respect qu’il a pour lui. Car, ayant fait voir la grande différence qui était entre eux deux, pour empêcher qu’on ne la regarde comme un respect et une déférence volontaires qu’il lui rendait, il l’appuie et l’autorise par la comparaison de leur ministère. Il ne commence pas par dire qu’il n’est pas digne de délier les cordons de ses souliers, il ne le fait qu’après avoir montré combien son baptême était imparfait, en témoignant que tout ce qu’il pouvait faire, c’était de les porter à la pénitence.

«Je vous baptise dans l’eau,» dit-il, non de la rémission des péchés, mais « de la pénitence.» Et il parle ensuite du baptême de Jésus-Christ comme étant rempli, d’un don et d’une grâce ineffable. Il semble qu’il leur dise: quoique Celui que je vous annonce ne soit venu qu’après moi, ne croyez pas pour cela qu’il n’ait point d’avantage sur moi. Apprenez quelle est la grandeur de la grâce qu’il vous doit faire, et vous comprendrez aisément que je n’ai rien dit de trop, ni même d’assez grand, quand j’ai protesté que je n’étais pas digne de délier le cordon de ses souliers. Et quand vous m’entendez dire «qu’il est plus fort que moi,» ne croyez pas que je veuille par là me comparer avec lui, puisque je ne mérite pas même d’être au nombre des moindres de ses serviteurs, ni de lui rendre les derniers services. C’est pourquoi il ne se contente pas de nommer les souliers, il parle même d’en «délier les cordons,» voulant marquer par là le service le plus bas qu’on lui pouvait rendre. Enfin, pour que l’on ne crût pas qu’il parlait ainsi seulement par humilité, mais par un sentiment sincère de la vérité, il cite des faits pour le prouver.

«Il vous baptisera,» dit-il, «dans le Saint-Esprit et dans le feu.» Qui n’admirera ici la sagesse de ce saint précurseur du Sauveur? Lorsqu’il prêche de lui-même, il ne fait entendre que des paroles de menace et de terreur; et lorsqu’il envoie vers le Christ, il ne promet que des biens et des consolations. Il ne parle plus d’une hache tranchante, d’un arbre coupé et jeté au feu, ni de la colère à venir; mais de la rémission des péchés, de la destruction de l’enfer et de la mort, de justification, de sanctification, de délivrance, d’adoption au nombre des enfants de Dieu, d’union avec Jésus-Christ, dont les hommes doivent devenir les frères et les cohéritiers, et enfin des dons ineffables du Saint-Esprit. Il comprend toutes ces grâces en disant: «Il vous baptisera dans le Saint-Esprit.» Cette expression figurée marque encore davantage l’abondance de la grâce qu’ils devaient attendre. Car il ne dit pas: «Il vous donnera le Saint-Esprit», mais «il vous baptisera dans le Saint-Esprit.» Et ce mot même «de feu», qu’il met ensuite, marque encore davantage la force et l’efficace de la grâce.

6 décembre


Prier le Rosaire

avec saint Bernard

Mystères joyeux

L’Annonciation
Réjouis-toi, comblée de grâce… L’être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu (Lc 1,28.35).

C’est une gloire singulière, et un privilège unique, excellent, pour notre Vierge, pour Marie, d'avoir eu pour Fils, par un effet de la grâce, un seul et même Fils avec Dieu le Père (S. pour l’Annonciation, II, 2).

Prions le Seigneur pour que tous les chrétiens annoncent à temps et à contre temps leur foi en Jésus Fils du Père.

 

La Visitation

Heureuse es-tu d'avoir cru, parce que les choses qui t’ont été dites de la part du Seigneur s'accompliront en toi (Lc 1,45).

Si Marie se montre si humble dans l'estime qu'elle fait d'elle, elle ne s'en montre pas moins magnanime dans la manière dont elle croit à la promesse qui lui est faite, et, tout en ne se regardant que comme l'humble servante du Seigneur, elle ne fit aucune difficulté de se croire élevée à l'incompréhensible mystère, à l'admirable échange, au sacrement insondable de la future maternité de l'homme Dieu (S. pour le dimanche dans l’octave de l’Assomption, 13).

Accorde-nous, Seigneur, de savoir reconnaître tes dons sans pusillanimité et notre faiblesse avec humilité.

 

La naissance du Seigneur

Dans la ville de David, un sauveur est né pour vous aujourd’hui, qui est Christ Seigneur (Lc 2,11).

Une vierge croit, par la foi une vierge conçoit, une vierge enfante et demeure toujours vierge: n'y a-t-il point là de quoi s'étonner? Le Fils du Très-Haut, un Dieu engendré de Dieu avant tous les siècles vient au monde; le Verbe naît enfant; qui pourrait ne point être frappé d'admiration? (S. pour la Nativité, I, 1).

Prions pour tous les parents qui sont dans l’angoisse pour leurs enfants. Que la foi inébranlable de la Vierge Marie soit pour eux un modèle et un soutien.

 

La Présentation de Jésus

Lorsque furent accomplis les jours de la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur (Lc 2,22).

C'est aujourd'hui qu'on offre au Créateur le fruit sublime de la terre, aujourd'hui que, par les mains d'une Vierge, est présentée à Dieu, dans son temple, une hostie de propitiation, une victime agréable; aujourd'hui qu'elle est portée par ses parents, et attendue par des vieillards (S. pour la Purification, II, 1).

Que la grandeur et la beauté de l'amour de Dieu attirent beaucoup de jeunes à suivre le Christ dans l’offrande d’eux-mêmes sur le chemin de la vie consacrée.

 

Le Recouvrement de Jésus au Temple

Mon fils, pourquoi as-tu agi ainsi avec nous? (Lc 2,48).

Marie, se sentant mère, appelle avec confiance du nom de fils celui dont les anges servent la majesté avec respect. Et Dieu ne répugne point à s'entendre appeler par le nom de ce qu'il a daigné être, car un peu plus loin, l'évangéliste fait remarquer qu’il leur était soumis (S. pour l’Annonciation, I, 7).

Accorde à tous les chrétiens, Seigneur, de répondre avec ferveur et humilité à l'appel de Dieu.

3 décembre


La face cachée de la vie des moniales

Huit vices


Pour combattre les maladies de l'âme, il est indispensable de les connaître. Il y a en effet huit vices qui sont en chacun à l’état latent, comme des germes de plantes prêts à pousser au premier arrosage. C'est d'abord la gourmandise, ou gloutonnerie; puis la luxure; l'avarice qui est l'amour de l'argent; la colère; la tristesse; l'acédie qu'on peut appeler aussi inquiétude, ou dégoût du cœur; le septième vice est la vaine gloire ou jactance; et le dernier: l'orgueil. Ces vices peuvent se répartir en deux sortes; car les uns sont naturels, comme la gourmandise, les autres ne le sont pas, comme l'avarice.
Du point de vue de leur mise en œuvre, les vices se subdivisent en quatre groupes. Certains ont besoin du support du corps, ainsi la gourmandise et la luxure; pour d'autres cela n'est pas nécessaire, comme pour l'orgueil et la vaine gloire. Certains reçoivent l'impulsion d'une cause extérieure: c'est le cas de l'avarice et de la colère, mais d'autres sont éveillés par des motions intérieures, ce qui est le cas de l'acédie et de la tristesse.
Tous les vices sont en nous, mais nous ne les mettons pas tous en œuvre en même temps. Certains sont d'ailleurs incompatibles: comment exercer en même temps la colère et la vaine gloire? La colère n'a rien de glorieux! Si tous les vices sont néfastes pour la santé de l'âme, on peut cependant faire une exception pour la vaine gloire. Elle contribue parfois à un progrès spirituel, car pratiquer une vertu par vaine gloire crée une habitude bonne et quand vient le jour pour l'âme de lutter contre la vaine gloire, l'habitude de la vertu demeure.
Les huit vices sont comme les racines d'un arbre: ils contribuent tous à la luxuriance du feuillage des passions. Notons que « passion » est pris dans son sens négatif; il ne s'agit pas des mouvements de l’appétit sensible.
Tous les vices ne présentent pas le même danger pour tous. Il y en a toujours un plus corrosif, plus violent. Si on prend la comparaison du serpent, ce vice principal est comme la tête, car c'est par la tête que vient la morsure venimeuse! (à suivre)

1er décembre

1er dimanche de l'Avent

Veillez pour être prêts (Mt 24, 37-44)

Pour écouter l'homélie du P. Daou
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Appel à veiller (Mt 24, 42 - 44)

42 Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient.

43 Vous connaissez cela: si le maître de maison savait à quelle veille le voleur vient, il aurait veillé et il n'aurait pas laissé percer sa maison. 44 C'est pourquoi vous aussi soyez prêts, car à l'heure que vous ne pensez pas, le Fils de l'homme vient.

 Commentaire de saint Thomas d'Aquin, Chaîne d'or sur Matthieu

S. Jér. Notre-Seigneur explique ici clairement ce qu’il a dit plus haut : « Personne ne sait rien de ce jour, si ce n’est le Père, » car il n’était point utile aux Apôtres de connaître ce jour ; étant toujours au contraire dans l’incertitude, et comme en suspens, ils s’attendaient continuellement à le voir venir, puisqu’ils ignoraient le moment de son arrivée. Ces paroles sont donc la conclusion de celles qui précèdent : « Veillez donc, puisque vous ignorez, » etc. Il ne dit pas : parce que nous ignorons, mais : « Parce que vous ignorez, » pour montrer que quant à lui, il connaît le jour du jugement. — S. CHRYS. (hom. 77.) Il veut qu’ils soient toujours dans une attente pleine de sollicitude : « Veillez » leur dit-il. — S. Grég. (hom. 13 sur les Evang.) Celui-là veille qui tient les yeux ouverts à la véritable lumière ; celui-là veille, qui traduit sa foi dans ses oeuvres ; celui-là veille qui repousse loin de lui les ténèbres de la langueur et de la négligence. — ORIG. (Traité 31 sur S. Matth.) Un certain interprète assure avec plus de simplicité que de raison, que le Sauveur veut parler ici d’un second avènement, et un autre affirme qu’il est ici question de l’avènement spirituel du Verbe dans l’intelligence de ses disciples, où il n’était pas encore venu, comme il devait le faire plus tard (cf. Lc 24, 45).

S. Aug. (Lettre à Hésych.) Ce n’est pas seulement à ceux qui l’écoutaient alors, que Notre-Seigneur adresse ces paroles : « Veillez, » mais encore à tous Ceux qui sont venus après eux jusqu’à nous, et il nous les adresse à nous-mêmes, ainsi qu’à tous ceux qui viendront après nous, jusqu’au jour de son dernier avènement qui intéresse tous les hommes en un certain sens. Car cet avènement viendra pour chacun de nous aven le jour où il nous faudra sortir de cette vie tels que nous serons jugés dans ce dernier jour. Tout chrétien doit donc veiller pour que l’avènement du Seigneur ne le surprenne pas au dépourvu ; car ce jour surprendra, sans y être préparé, celui qui ne le sera pas au dernier jour de sa vie.

 

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La face cachée de la vie des moniales

Les médias font connaître l'extérieur de la vie monastique, ce que l'on peut filmer. Mais l'important échappe à la caméra. De quoi s'agit-il? Au fil des semaines, vous pourrez découvrir cette face cachée de la vie des moniales. La vie de la moniale est une recherche de Dieu qui se traduit concrètement par un combat de tous les jours.

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