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août

10 août


 

 

 


Prier le Rosaire avec des spirituels des XIVe et XVe siècles

Mystères joyeux

L’Annonciation (Maître Eckhart)

Voici la servante du Seigneur; que tout m’advienne selon ta parole (Lc 1, 38).

Marie n’aurait-elle pas conçu Dieu d’abord spirituellement que le Seigneur ne serait jamais né d’elle de façon corporelle. Une femme dit à Notre Seigneur: Bienheureux le corps qui t’a porté. Alors Notre Seigneur dit: N’est pas seulement bienheureux le corps qui m’a porté, bienheureux sont ceux qui écoutent la Parole de Dieu et la gardent. Il est plus précieux à Dieu qu’il soit né spirituellement de toute vierge ou de toute âme bonne que d’être né corporellement de Marie.

Vierge accueillante à la Parole, apprends-nous à suivre ton exemple.

 

La Visitation (Ludophe le chartreux)

Après que Marie ait salué Elisabeth, Jean tressaillit dans le sein de sa mère (Lc 1, 39.41).

Ressentant la présence du Seigneur, Jean tressaillit d’allégresse dans le sein de sa mère, et il témoigna par certains gestes et mouvements le respect et la joie qu’il ne pouvait exprimer de bouche et de vive voix. Il s’agitait comme s’il eut voulu se lever, sortir du sein de sa mère, aller au devant de son Seigneur et le saluer. C’est alors que Jésus fit de Jean un prophète; car, par ses tressaillements, l’enfant annonça l’arrivée du Sauveur, et commença le ministère de précurseur.

Vierge exultante, partage-nous ta joie.

 

La Nativité (Jean Tauler)

Un enfant nous est né, un fils nous est donné (Is 9, 6).

Cette naissance nous fait penser à la tout aimable naissance qui, tous les jours, et à chaque instant, doit se réaliser et se réalise en chaque âme bonne et sainte, si elle veut bien y donner une amoureuse attention; car pour sentir en nous cette naissance et en prendre conscience, il faut une concentration et un rappel de toute nos facultés.

Mère de Jésus, le Sauveur, enveloppe-nous de ton silence.

 

La Présentation de Jésus (Ludolphe le chartreux)

Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu (Lc 2, 28).

Le Dieu incarné faisait éclater sa puissance, autant qu'il faisait paraître son humilité: un vieillard contenait dans ses bras Celui que le ciel et la terre ne peuvent contenir; cet homme âgé, qui naguère pouvait à peine se soutenir lui-même, soutenait alors avec facilité l'Enfant divin; il portait avec joie Celui par lequel lui-même était porté et qui, par sa parole toute puissante, porte l'univers entier.

Mère de la miséricorde, entraîne-nous dans l'adoration de ton Fils.

 

Le Recouvrement de Jésus au Temple (Ludolphe le chartreux)

Au bout de trois jours les parents de Jésus le trouvèrent dans le Temple (Lc 2, 46).

Par l'exemple de Marie et de Joseph, apprenons à nous affliger lorsque nous avons perdu Jésus, c'est-à-dire le salut éternel; et c'est ce qui nous arrive lorsque nous avons commis quelque péché. Oh! alors, cherchons-le par les trois jours de la pénitence, c'est-à-dire la douleur de la contrition, par la confusion de la confession et par le labeur de la satisfaction; et soyons sûrs que nous le retrouverons.

Eve nouvelle, par ton intercession, que nous soyons purifiés de tout péché.

8 août

Fête de saint Dominique

« Dieu lui avait imparti la grâce de pleurer sur les pécheurs, les malheureux, les affligés ; par ardeur de zèle pour les âmes qui périssent, non moins que par désir de la demeure céleste, il passait fréquemment toute la nuit en prières. Souvent même en ces veilles il rugissait, du gémissement de son cœur, sans pouvoir se contenir ni empêcher qu’on l’entendît au loin. Souvent encore il assiégeait les oreilles de la clémence divine pour qu’elle daignât lui verser au cœur une charité qui le mit à même de procurer plus efficacement le salut du prochain, à l’exemple de Celui qui s’est livré entièrement pour notre salut. Lecteur assidu, attentif à le bien entendre, du livre intitulé Conférences des Pères, y cherchant la voie et les sentiers du salut, il atteignit un haut degré de perfection. Ce livre traite en effet de la pureté du cœur, des vices et de la perfection de toutes les vertus. Avec l’aide de la grâce, par la lecture fréquente de ce livre, le disciple du Christ atteignit une grande pureté de cœur, le faîte de la contemplation et la perfection de la science spirituelle totale » (Humbert de Romans, Légende de saint Dominique, 9).

Les moniales dominicaines se situent dans le sillage de saint Dominique:

La conversion, élément essentiel de toute vie monastique, l’est spécialement pour nous : nos premières sœurs étaient des converties. Se convertir indique un retournement  : c’est répondre à un appel.
L’appel de Dieu qui nous invite à le suivre nécessite une conversion.
Cette conversion est un approfondissement de la grâce baptismale. Les premières communautés monastiques se présentent comme composées d’hommes en train de se convertir ; et la communauté, par des moyens appropriés, encourage cette conversion. Les moines se mettent en condition de consacrer toute leur vie à cette expérience de conversion qui est l’appel de tout chrétien. Que faire pour être sauvé ? Telle était bien la question des candidats à la vie monastique.
C’est pour cela que les monastères s’appelaient des maisons de conversion ; et ils doivent encore être aujourd’hui des maisons où vivent des converties au Dieu Sauveur, à Jésus-Christ. Toute notre vie est une vie de conversion, un appel à la miséricorde de Dieu, car nous sommes défigurées par le péché.

 

7 août

19ème dimanche
du Temps ordinaire

« Vous aussi, tenez-vous prêts » (Lc 12, 35-40)

Jésus aborde la question de la veille, en deux paraboles.

L'heure incertaine de sa venue (Lc 12, 35-38)

35 Que vos reins soient ceints et vos lampes allumées; 36 et vous, [soyez] semblables à des humains qui attendent leur Seigneur lorsqu'il part des noces pour que, arrivant et frappant, aussitôt ils lui ouvrent. 37 Heureux ces serviteurs que, arrivant, le Seigneur trouvera veillant! Amen je vous dis qu'il se ceindra et les fera s'étendre à table et, étant passé de l'un à l'autre, il les servira. 38 Et si à la deuxième et si à la troisième veille, il vient et [les] trouve ainsi, heureux sont ceux-là.

Pour ne pas se laisser surprendre comme l'homme qui avait amassé des biens dans ses granges (12, 13-21), Jésus invite ses disciples à veiller. En effet, le Seigneur vient à l'improviste et il veut trouver une maison prête à l'accueillir: les serviteurs avec les reins ceints — c'est-à-dire avec le vêtement retroussé et retenu à la ceinture — et toutes les lampes allumées. Quand le Seigneur de la maison reviendra des noces et frappera à la porte, les serviteurs seront alors prêts à lui ouvrir immédiatement. Ils sont heureux, dit Jésus, d'être trouvés en train de veiller; ils connaîtront une récompense qui dépasse tout ce qui peut se concevoir. En effet, alors qu'ils étaient en tenue de service pour recevoir leur maître, c'est le Seigneur qui se mettra en tenue de service, les fera étendre à table et les servira. Leur mérite sera en proportion de la longueur de l'attente. Si le Seigneur vient à la première veille, à neuf heures du soir, les serviteurs ne feront rien de plus que ce qu'ils font habituellement. Mais si la noce s'est prolongée dans la nuit et si le Seigneur vient à la deuxième ou à la troisième veille de la nuit, soit à minuit ou à trois heures du matin, la vigilance des serviteurs sera méritoire. Ils en seront d'autant plus heureux!

Garder les yeux ouverts (Lc 12, 39-40)

39 Or vous connaissez que si le maître de maison savait à quelle heure le voleur vient, il n'aurait pas souffert que sa maison soit percée. 40 Et vous, soyez prêts, parce qu'à l'heure que vous ne pensez pas le Fils de l'homme vient.

Dans la parabole que nous venons de lire, l'heure de la venue apparaît comme incertaine, mais Jésus insiste sur ce point à l'aide d'une petite parabole qui se place du point de vue de celui qui vient et non plus du point de vue des serviteurs: la veille prend donc un caractère eschatologique. Nous ne savons pas quand le Seigneur vient; il vient à l'improviste non seulement à la fin de notre vie, mais aussi au dernier jour; et dans les deux cas, nous ne connaissons ni le jour ni l'heure. Dans cette deuxième parabole, parabole du voleur, Jésus met en lumière un premier aspect de la veille: tenir les yeux ouverts dans la nuit. Il se compare à un voleur qui vient à l'improviste pendant la nuit, alors que la vigilance est relâchée. Si le propriétaire de la maison savait quand le voleur va venir, il veillerait pour protéger ses biens. Or il faut avoir autant de soin de son âme que de ses richesses. Ainsi, le Seigneur venant lui aussi à l'improviste, les disciples doivent-ils constamment être prêts. Saint Grégoire commente: «Le Seigneur a voulu que la dernière heure soit cachée, afin qu'on puisse à tout moment croire à sa présence, et faire que nous nous préparions sans relâche à le recevoir, à cause de cette impossibilité où nous sommes de la prévoir». Mais ce n'est pas la seule dimension de la veille. Jésus en explicite une autre dans la parabole suivante.

 

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